Vous êtes possiblement familiers avec le mythe populaire issu de l'économiste Keynes voulant qu'en temps de récession, une dépense augmentée de l'état sauverait la mise économique. Malhereusement, certains politiciens croient ces comptes de fées.
Une bonne nouvelle pour les canadiens cependant, Harper ne semble pas être omnubilé par la "magie comptable" des Keynesiens. Cité par Radio-Canada, Harper mentionne :
Le chef conservateur a par ailleurs averti son auditoire, et l'ensemble des Canadiens par le fait même, de ne pas trop espérer d'aide monétaire de son gouvernement pour atténuer les effets d'un éventuel ralentissement économique.
Stephen Harper a déclaré ne pas croire, contrairement aux partis d'opposition, que chaque problème qui survient nécessite une intervention financière immédiate du gouvernement. Il soutient que c'est une erreur de croire que chaque problème exige une intervention coûteuse ou une subvention.
Je ne sais pas si vous vous sentez comme moi, mais j'ai le feeling de l'homme qui vient de voir un ovni. Je pense sincèrement que c'est la première fois que j'entends un politicien faire preuve d'autant de réserve. La première fois que je n'entends pas un politicien répondre à n'importequel problème avec plus de subventions.
Tout n'est pas parfait pour autant, ces belles paroles ne l'ont pas empèché de resubventionner massivement l'échec monumental de l'industrie forestière. Enfin, tout n'est pas parfait! J'aimerais bien d'allieurs si un lecteur voulais bien m'expliquer comment les compagnies de bois font pour ne pas être rentables. Messemble que nous ne manquons pas de bois au québec ? Serait-ce un problème de comptabilité du genre "profit = (revenus + subventions) - dépenses", et que la portion "subvention" ne semble pas être assez élevés ?
Enfin, bravo Harper. Si tu veux aussi annuler le plan de "relance" du bois, soit donc le bienvenu.

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