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jeudi 13 septembre 2007

Faire plus avec moins - une suggestion pour Pauline

Vous aurez peut-être lu mon article précédent sur les mesures proposées par Pauline Marois afin de sauver l'industrie du bois. On y note, entre autre, que la voie préconisée par Pauline (le PQ en connait-il vraiment d'autres?) était l'interventionnisme administratif dans l'industrie. Comment allons nous fouttre la merde dans l'industrie avec nos fonctionnaires cette fois-ci ? En imposant des quotas de bois Québécois pour les constructions et ajouter de la paperasse de subvention (corruption, lichage de derrière et soupers pour les décideurs aux danseuses inclus). Comment pouvons-nous faire plus avec moins ? Je me retrouve contraint (ca ne me fait pas plaisir) de citer le ministre actuel des ressources naturelles Claude Béchard :

Au chapitre de la simplification administrative, le comité de travail conjoint, industrie-ministère, avait comme objectif de réduire les coûts de 1 dollar le mètre cube. Même s'il n'y est pas totalement parvenu, tout comme vous je crois qu'il y a là une source d'économie. Je vous propose donc de poursuivre le travail entrepris, mais de fixer un nouvel objectif, soit une économie de 2 dollars le mètre cube d'ici la fin de l'année 2007. J'entends m'assurer personnellement de l'atteinte de cet objectif qui pourra être réalisé, notamment en responsabilisant davantage les ingénieurs forestiers et en offrant plus de souplesse pour la mobilité du bois.

Ces économies pourraient atteindre plus de 50 millions $ par année !

On prends des notes Pauline ? Je t'envoie un calepin et un stylo ?

mardi 7 août 2007

Sophisme 101 pour Environnementalistes

Je lisait aujourd'hui, comme régulièrement le blogue de Patrick Lagacé. Je trouvais intéressant la réflexion qu'il a eue sur l'impact des bonnes volontées environnementales de quelques Québécois sur le portrait global. Je m'intéresse particulièrement aux propos de Emi Pouliot que Patrick reprends :


« Aux paranos qui confondent gourous et environnementalistes: le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), qui regroupe deux mille cinq cent spécialistes («les meilleurs de la planète», dixit Hubert Reeves), a CONFIRMÉ que la Terre se réchauffe. Dans l’état actuel des choses, dire que le réchauffement climatique
n’existe pas (ou que l’écologie est un dogme), est aussi cave et inconscient que dire que la Terre est plate. Mais c’est vrai que c’est dur de faire l’effort de mieux s’informer. »
Sans débatre de la question du réchauffement sur le fond je pense qu'il faut quand même faire attention aux gens qui propagent ce genre de conneries. Analysons ensemble les sophismes présents dans ce petit paragraphe. Je pense que vous comprenderez avec moi l'ironie de l'argument de cette dame. Elle se plaint que les gens confondent les gourous et les environnementalistes mais ensuite elle va renforcer cette préconception par son discours argumentaire sophiste (et donc beaucoup plus 'gourou' que logique).

Sophisme 1 : "le GIEC (...) qui regroupe deux mille cinq cent (...)"

Argumentum ad populum : ma proposition est vraie car deux mille cinq cent personnes sont daccord avec moi.
Autre exemple populaire de ce sophisme : Des milliards de mouches ne peuvent pas se tromper, mangez de la merde!

Sophisme 2 : "regroupe (...) des spécialistes («les meilleurs de la planète», dixit Hubert Reeves"

argumentum ad verecundiam : ma proposition est vraie car des spécialistes sont daccord avec moi. Dans l'exemple c'est super car nous avons un double sophisme, on fait appel au titre "spécialiste" et ensuite on utilise tout de suite un autre sophisme d'autorité avec "Hubert Reeves". Bien sur, le lien entre une expertise en astrophysique et le climat de la terre est laissé comme exercice pour le lecteur.


Sophisme 3 : "Dans l’état actuel des choses, dire que le réchauffement climatique n’existe pas (ou que l’écologie est un dogme), est aussi cave et inconscient que dire que la Terre est plate."

Argumentum ad hominem : l'auteur attaque la personne afin d'éviter de défendre la thèse. Si nous ne sommes pas daccord, nous sommes des caves.

La principale différence entre les deux thèses comparées c'est que, bien entendu, personne ne peut contester que la terre est ronde compte tenu qu'il s'agit d'un phénomène mesurable et pour lequel il n'existe plus aucune opposition scientifique. Je comprends que la demoiselle voudrait bien qu'il en soit ainsi des changements climatiques mais c'est assez loin du compte.

Bien entendu, il est facile (avec wikipedia) de se rappeler que lorsque les premiers philosophes ont proposé que la terre n'était pas plate il n'y avait ni concensus de spécialistes ni approbation par une grande autorité.

En résumé, il s'agit d'un excellent travail d'Emi afin de démontrer clairement que la majorité des environnementalistes sont effectivement des "gourous" qui tentent de vendre leur dogmes via des sophismes en lieu d'arguments réels.

lundi 9 juillet 2007

Le traducteur lucide : Rabaska

Très chers lecteurs, suite aux annonces aujourd'hui des groupes environnementaleux je vous propose une traduction simultanée des propos rapportés par radio-canada. Le texte original est cité en Italiques. Excusez le satyre mais je trouve le tout extrèmement amusant :)

L'opposition au projet de port méthanier Rabaska, à Lévis, prend de l'ampleur. Lors d'un point de presse conjoint lundi matin, les groupes Rabat-Joie, l'APPEL, le GIRAM, l'AQLPA et Québec vert Kyoto ont remis en question la crédibilité du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE).


Les groupes anti développement économique dénoncent ce matin le BAPE qui est une organisation corrompue et dont l'objectivité est en doute. La coalition verte propose au gouvernement l'abolition du BAPE et son remplacement par un comité de gens verts dont le statut de vert sera endossé par le PAPE vert. Alternativement, le BAPE pourrait déférer au PAPE vert toutes ces décisions futures.

Après plusieurs mois de consultations et de réflexions, le BAPE a conclu dans un rapport publié jeudi soir que les risques associés au projet Rabaska à Lévis « paraissent acceptables ».

« Ce rapport sape la crédibilité du BAPE, tout en risquant de produire un puissant effet de désabusement de la population à l'égard de ce processus d'évaluation environnementale qui existe depuis 1979 », a déclaré le porte-parole du GIRAM, Gaston Cadrin.


Après plusieurs mois de bras de fer et d'intimidation le BAPE adopte quand même une position qui est contraire aux positions des groupes comme le GIRAM. "Le BAPE c'est complètement discrédité en supportant un projet économique" s'indigne leur porte-parole Gaston Cadrin. "Il est bien connu que tous les verts qui se respectent sont systématiquement opposés a tout type de développement" ranchérit Gaston. Le groupe propose au premier ministre Charest de modifier la loi régissant le BAPE afin que celui-ci ne puisse qu'opposer des projets dans le futur.

Les opposants estiment que le BAPE, dans son rapport, n'a pas pris de position ferme concernant le projet Rabaska, a utilisé un ton complaisant et n'a jamais pris en considération le projet de Cacouna qui a déjà obtenu l'approbation du gouvernement Charest.

Les opposants au projet soulignent que le BAPE n'est pas assez hostile au projet de développement économique et que son ton complaisant pourrait justifier un jihad vert contre ses institutions et les projets sataniques qu'il supporte.

La coalition a l'intention de tout faire pour bloquer le projet Rabaska qui n'a pas encore reçu l'aval du gouvernement du Québec. Les opposants sont déterminés à obtenir une rencontre avec plusieurs ministres québécois, notamment des Ressources naturelles, de la Santé et de l'Environnement et même de frapper à la porte d'Ottawa. La ministre québécoise de l'Environnement, Line Beauchamp, a indiqué un peu plus tôt qu'elle ne fermait pas la porte à une rencontre avec les opposants.

La cellule d'intervention de Québec souligne que ses techniques d'intimidation sont fin prêtes et que ses membres iront jusqu'au bout afin de discréditer le projet par tous les moyens légaux ou autres.

La coalition souhaite de plus une mobilisation nationale contre le projet. Les opposants rappellent aussi qu'ils demandent un moratoire sur l'autorisation des projets de terminaux méthaniers au Québec.


Nous recrutons, savoir-faire des bombes maison un atout. Envoyez votre CV!

...

Ok ok je sais que vous êtes contrariés là, défoulez vous dans les commentaires :P

jeudi 7 juin 2007

Harper : "Fuck off Bono"

On note aujourd'hui dans l'actualité que le premier ministre Harper refuse de rencontrer Bono. Je suis relativement contrarié ces derniers temps avec Harper (même si j'ai voté pour), mais cette fois ci je dois dire bravo. S'il en avait été de ma décision, je lui aurais même expliqué que je n'ai pas de lecons à recevoir des hypocrites comme lui.

Bono fait un excellent icone d'hypocrisie artistique. Au quotidien, il s'ingère dans les politiques internes des divers pays du G8 afin de dire qu'ils doivent, entre autres, sauver l'Afrique. Comment doivent-ils la sauver ? Bien sur en ajoutant des milliards en aide. Vous savez surement tous, si vous avez une conaissance qui est sur le BS, que la meilleure manière de l'aider à s'en sortir c'est d'augmenter ces chèques non ?

Non seulement cela mais pendant qu'il prèche ces conneries au monde, ce démagogue égoiste déménage ses affaires vers les pays bas. Pourquoi déménage-il ? Son pays, l'irlande (un paradis fiscal s'il en est un) à décidé d'imposer une limite a l'exemption de taxes sur les royautées obtenues des artistes. Résultat, Bono déménage pour éviter la taxe. Sa compagnie de royautées aurait des revenus d'environ 300 millions $ et bien entendu la taxe de 10% imposée par l'Irlande était inacceptable. Au net sur ces 300 millions $, Bono en paiera finalement 5% soit 15 millions $. Combien aurais-il payé s'il était un citoyen "ordinaire", on peut penser environ 40% ? Il s'agit donc d'une évasion fiscale de 105 millions $.

Savez-vous combien de villages Africains nous pourrions construire pour cette somme ?

Comme ils disent en anglais : "Put your money where your mouth is"

lundi 4 juin 2007

Sauvons la planète : à mort les vaches

Je fait un petit flashback aujourd'hui pour vous ramener un article de l'Organisation mondiale pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).


L'agence de l'ONU montre du doigt notre appétit grandissant pour la viande et les produits laitiers pour expliquer que l'élevage émet, à lui seul, 18 % de tous les gaz à effet de serre (37 % du méthane lié aux activités humaines). Le transport représenterait un peu plus de 12 % des émissions de GES, selon diverses sources.


Il semblerait donc que le secteur de l'agriculture serait responsable de plus de gaz à effet de serre que les activités reliées au transport (automobile, etc). La question vient donc, pourquoi l'agriculture est-elle aussi absente du débat sur les réchauffement climatiques ? Est-il raisonnable de se poser la question de la franchise des environnementaleux lorsqu'ils ciblent uniquement l'industrie pétrolière ? Si leur objectif est réellement de "sauver la planète" pourquoi ne sont-ils pas tous aux barricades pour dénoncer que les plans vert du Canada et des autres pays omettent l'agriculture dans la solution ? Pourquoi Al Gore ne crie-il pas sur les toits pour limiter cette source de 18% des gaz à effet de serre ?

Pourquoi je reste toujours avec un arrière goût de cocu lorsque les groupes environnementalistes tentent de me vendre une cause ?

Bonne semaine et n'oubliez pas votre esprit critique !

jeudi 31 mai 2007

George Carlin - The Planet is Fine

Voici un vidéo intéressant de l'humoriste George Carlin sur la planète et les environementalistes. Je le trouve tout simplement hilarant.








vendredi 25 mai 2007

Great Global Warming Swindle

Ce sympatique film qui expose une opinion dissidente de l'industrie des changements climatiques est maintenant disponible en ligne. Je vous invite tous à l'écouter et mettre vos commentaires sur le blog. Personellement je n'achète pas 100% des arguments présentés dans le documentaire, mais au minimum il renforce ma méfiance envers le mouvement "changement climatiques". Avis à tous, esprit critique requis !







jeudi 17 mai 2007

Sauvez la planète !

Un coup facile cette fois-ci, pour tous mes amis pour lesquels l'environnement est la première des priorités politiques (allo Stéphane Dion) voici une suggestion.


Afin de réduire globalement les gaz à effet de serre, j'aurais besoin de vous pour militer avec moi pour augmenter les coûts de l'électricité. Les augmenter jusqu'où? J'imagine que tout de suite vous pensez à la régie de l'énergie. Non, non, non, pas question de plus de règlementite et de tribunaux administrateux. On le fixe au prix de l'électricité déterminée par le marché. En clair, on vend au Québécois l'électricité le même prix qu'aux Américains.

Pourquoi ça aide l'environnement ?
Nous avons une richesse incroyable au Québec, celle de l'hydro-électricité. Si vous ne réalisez pas a quel point c'est extraordinaire c'est surtout parce que, au contraire de l'Alberta, nous ne sommes pas foutus d'investir pour l'exploiter. On ne finit même pas par s'entendre avec les Indiens sur ces terres (parlez-moi donc de souveraineté, même pas foutu de te faire reconnaître ton autorité sur ton territoire). Personne ne se bat ici pour augmenter la production d'Hydro.

Sachez que tout watt produit par notre énergie non polluante (ou peu polluante) nous évite collectivement de produire ce watt avec une usine thermique. Chaque watt vendu aux États-Unis ou au ROC (rest of canada) est une petite bouffée de CO2 en moins dans l'atmosphère.

Sauf que nous, on s'en fout. De par notre gaspillage d'électricité, nous sommes coupables d'une immense pollution autour de nous. Le prix payé par les Québécois (et parlez-moi même pas des usines svp) est tellement ridicule que les consommateurs dépensent l'énergie de manière grotesque. Nous sommes dans le top mondial des gaspilleurs d'énergie. L'énergie ne coûte pas assez cher ici, elle est pratiquement gratuite.

Pensez-y le seul réel facteur pour freiner la consommation d'un bien c'est le prix. La journée ou vos 5 douches, votre TV ou lumière allumée toute la journée ou votre vieille laveuse vous coûterons assez cher que vous allez y penser; ce jour-là nous aiderons l'environnement. Combien d'entre-vous qui ont déjà milité pour Kyoto parmi vos proches, combien n'utilisent que des ampoules fluocompact à la maison ? C'est un genre de kyoto-pour-les-autres ça?

Oui, mais les pauvres

Arrêtez donc de détruire toutes les réformes au nom des pauvres. Les pauvres, s’ils ne peuvent plus se loger, cela sera le problème des programmes sociaux. L'effet bénéfique global des profits et de la réduction de consommation (et donc pollution) d'énergie compensera largement les coûts infligés aux programmes sociaux. Les profits augmentés d'Hydro pourraient servir partiellement à payer ces coûts.

Les prix aux bons endroits

L'ajout d'un prix au bon endroit a un réel effet bénéfique au niveau de la régularisation de la consommation des services. Il ne fait pas de sens d'encourager la dépense énergétique en subventionnant l'énergie. C'est une partie à somme nulle. Si vous payez aujourd'hui 1000$ d'électricité par année (je simplifie) et vous payez 10'000$ d'impôt, quelle différence ça vous fait si à la place vous payez 5000$ d'électricité et 6000$ d'impôts ? La différence c'est que je vous donne des incitatifs positionnés dans le sens de mes valeurs : l'environnement, l'économie d'énergie.

Alors, joignez-vous à moi et militons pour l'environnement, militons pour la hausse des prix de l'électricité au marché!

lundi 7 mai 2007

Le terrorisme vert

Cela fait longtemps que je mets mes mains sous mes fesses pour m'empêcher d'écrire cet article sur le terrorisme des évêques verts. Malhereusement, mes mains ont glissé alors voici. Afin de poursuivre dans la voie ecclésiastique, je vais me confesser : je déteste le lobby vert. Comprennez moi bien, je suis très sensible aux réchauffements climatiques et je pense qu'il s'agit d'un problème réel. Là où je décroche, c'est l'échéancier et la nature de la solution à apporter. De plus, je m'insurge toujours contre un groupe d'intérêt qui tente de vendre ses politiques soit par la fraude intellectuelle (comme les sophismes) ou tout simplement par la peur (vous allez tous mourir!).

L'échéancier vert

À la lecture des différents rapports de l'IPCC et des nombreux rapports dans les journaux physiques ou internet, il apparaît clairement que la fin de l'humanité approche. Plus précisément, elle devrait arriver d'ici 2100. Plus tôt même, dès 2050 nous allons devoir couper nos émissions d'au moins 50% pour éviter la catastrophe.

Prenons ensemble quelques instants pour réfléchir à cet échéancier. Nous sommes en 2007, la situation sera catastrophique en 2100. Nous disposons donc de 93 ans afin de trouver un moyen de gérer les émissions de CO2. Que représentent 93 ans en termes de technologies ? Quelques exemples de 1914 afin de se donner une idée.
  • À cette époque les armées se battent encore avec de la cavalerie à cheval;
  • Pour la première fois, on effectue un vol d'avion au-dessus de l'eau qui quitte de vue les côtes;
  • Le service postal des USA utilise une nouvelle technologie pour délivrer le courrier : une automobile;
  • Marconi réalise dans ces années pour la première fois une liaison radio transatlantique;
  • Sommerfeld révise le modèle atomique et cofonde la physique quantique;
  • Enstein publie ces théories sur la relativité.
Que pouvons-nous donc espérer des 93 prochaines années en termes de technologies ? Qui sait, il faudrait sûrement consulter un futurologue. Je peux cependant vous dire ceci, il est clair que l'évolution technologique des prochaines 100 années sera plus rapide que celle des 100 dernières. La venue de l'ordinateur change massivement les choses. Même aujourd'hui il existe des compagnies comme CO2 Solutions qui proposent des bioréacteurs pour transformer le CO2 en bicarbonate. Auront-ils assez de 100 ans pour perfectionner leur produit ? Peut-être que dans 100 ans, chaque pays devra contribuer au fond CO2 mondial en fonction de ses émissions et ce dernier utilisera le genre de réacteur développé par CO2 Solutions pour retirer le CO2 de l'atmosphère. QUI SAIT CE QUI SE PASSERA ?

Non seulement il n'y a pas d'urgence, mais on pourrait même faire l'argument que les améliorations technologiques des 100 prochaines années feront qu'il sera beaucoup plus économique d'attendre pour gérer le problème du CO2. Et puis, nous aurons peut-être 110 ans aussi ? Qui n'a jamais vu un scientifique se tromper de 10% ?

Ne me parlez plus d'urgence par pitié. Surtout pas afin de faire taire le débat.

La condécendance intellectuelle des verts

Je déteste les sophismes qui, par définition, insultent l'intelligence de l'opinion publique. Si je regarde les dernières élections, je ne pense pas être le seul. On me présente l'argument selon lequel étant donné qu'une majorité de scientifiques s'entendent sur les réchauffements climatiques ceux-ci sont indéniables. C'est de la merde pour populace stupide. Il s'agit d'appel à la popularité (argumentum ad populum) une stratégie de viol intellectuel. Lorsque Copernic affirmait l'héliocentrisme, une majorité de scientifiques et de bien-pensants s'opposaient à sa vision, avait-il tort pour autant? Réveillez-vous par pitié et dénoncez ces stratégies odieuses de manipulation de votre opinion.

La facture délirante

On annonçait récemment que pour échapper à la fin du monde, il nous suffisait seulement d'utiliser 0.12% du PIB. Il s'agit d'abord d'un chiffre déjà contesté par plusieurs gouvernements et d'autre part, il y a aussi là une stratégie de manipulation. Pourquoi pensez-vous que l'on présente les coûts sous forme de % du PIB ? Ils paraissent plus petits. Au Canada en 2006 le PIB était de 1,165,000,000,000$. On exige 0.12% de ce chiffre, soit un maigre 139,8 milliards. Utilisons une autre figure plus facile à rationaliser, le PIB per capita est de 35,200$. C'est donc dire que pour régler les changements climatiques nous devons tous payer 4,224$ par année.

Le suicide de nos valeurs à l'autel de l'économie

Il est important dans le monde si nous espérons que nos valeurs et nos idéaux soient respectés d'avoir une certaine influence. Accumuler de l'influence sur la scène internationale n'est pas une chose aisée. Il y a deux grandes avenues (je simplifie), la première l'implication militaire du pays dans des conflits internationaux. La deuxième, une économie forte qui positionne le pays comme partenaire commercial important pour lequel d'autres pays seraient prêts a faire des sacrifices.

On ne peut pas penser imposer nos idées vertes au monde si nous ne sommes pas dans une position pour les imposer. Si le Québec ou le Canada s'embourbe dans un plan vert que la majorité des pollueurs ne respectent pas (ex: USA, Chine, etc) et qu’il en paie seul le prix, son économie et donc son influence seront réduites. Si son influence est réduite, sa cause est perdante.

Faire cavalier seul sur la scène internationale ne fonctionne pas, regardez seulement l'Iraq à titre d'exemple.

Si les environnementaleux ont réellement leur cause à coeur, ils feraient mieux de militer pour que les pays sensibilisés utilisent leur influence pour apporter une solution globale au problème du CO2. Un nouveau Kyoto qui inclut les grands pollueurs. Ou encore une solution qui taxe les importations de pays non conformes.

Dans l'environnement comme allieurs si nous tenons à nos valeurs, il est extrêmement important de ne pas se suicider économiquement.

Pour une réthorique verte fiable et productive

Voici le message que je lance donc à mes amis verts dont je partage d'allieurs les valeurs : allez faire vos devoirs et revenez-nous avec des arguments qui fonctionnent dans la réalité économique. Cessez de faire une campagne de sophisme, de terreur et de rigueur morale digne des plus grandes religions. Nous nous sommes affranchis de la dictature de l'église, nous rejetons la dictature terroriste, pourquoi accepterions-nous le même genre d'attitude des environnementalistes ? La fin ne justifie pas les moyens !

-M